Je ne me sens plus coupable

Je ne me sens plus coupable

Depuis quelques mois, je travaille pour un magazine appelé « Les Lubies de Roxy, Le Mag ». Vous commencez à le savoir maintenant.  Et ce mois-ci, le thème est « Le pouvoir de la pensée positive ».  J’avais envie de vous parler un peu plus de tout ça. Et surtout je voulais vous expliquer pourquoi je ne me sens plus coupable. Étrange comme intro non?!?

Bon, je commence par vous mettre le lien direct vers le magazine.

Les Lubies de Roxy, Le Mag, Avril 2017

Je ne vais pas vous récrire tout l’article ici. Bon déjà parce que j’ai la flemme  Et puis, autant vous laisser découvrir le magazine. Vous êtes de plus en plus nombreux chaque mois à nous lire et nous suivre. Ça fait « zizir » 

Nous disions donc le pouvoir de la pensée positive… Perso, dès que j’entends ça, ça me gonfle! Je me dis de suite : « Oui on sait, il faut positiver, voir le bon côté des choses … blablabla … Merci on sait ! »

Allez ne me dites pas que vous ne pensez pas la même chose ! Je vous vois ! Vous souriez là ! 

Donc aborder ce sujet n’a pas été simple, surtout quand on est une grande pessimiste comme moi. Mais la vie m’a fait comprendre que ce n’est pas si difficile que ça. Mais la chose essentielle que j’ai appris, c’est apprendre à déculpabiliser.

Je m’explique.

Avant, quand je n’arrivais pas à faire quelque chose, quand je n’avais pas ENVIE de faire quelque chose… je culpabilisais à fond. Du coup, je faisais quand même et c’était toujours mal fait et surtout je passais un mauvais moment. La contrainte, ce n’est pas trop mon délire 

Et si je ne me sentais vraiment pas capable de faire ce quelque chose, je m’en voulais pendant 10 plombes et j’étais mal. Mais vraiment mal hein !

J’en avais vraiment marre de me sentir coupable. Par exemple, dans mon entourage, peu de personnes comprennent le fait que je travaille chez moi. J’ai des réflexions du genre « oui bah t’es



tout le temps en vacances toi ! » ou « Toi tu profites de la société. Tu restes chez toi pendant que les autres vont bosser pour payer les fainéants comme toi ». Alors au début, ça me mettait hors de moi. Mais avec le temps, j’ai commencé à croire ce que les gens me disaient.

Mais crotte ! Je me suis rendue compte que, ces gens qui me balançaient des vacheries, eux, ils bossaient de 9h30 à 12h et de 14h à 18h, du lundi au vendredi. Avec leurs 5 semaines de vacances, les jours fériés, les heures de récup et leur petit salaire.

Alors que moi … Si on réfléchit bien … Je travaille 7 jours sur 7 les gars ! Pas de week-end, ni 5 semaines de vacances. Je bosse de 8h45 à 16h20 et de 20h30 à … Bah quand je suis trop fatiguée et que je pique du nez sur mon ordi ! Pas de jour férié, la preuve, je suis en train de vous écrire le lundi de Pâques. Et pourtant je suis censée être en vacances !  Mon patron (moi-même) ne compte pas mes heures et pas d’heures supplémentaires dans mon contrat hein ! Alors oui, je travaille chez moi. Oui je n’ai pas un salaire digne des grands chefs d’entreprise. Et alors ??? Qu’est-ce que ça peut vous faire ??? Personne ne sait combien je gagne (à part les impôts ) et surtout personne ne sait ce que mon métier m’apporte.

« Euh là Kelly, tu viens de dire exactement la même chose ! »

Ce n’est pas ce que vous vous êtes dit? Non ? Excusez-moi. Vous avez tout compris à la vie alors. Oui il y a bien une différence entre ce que votre métier vous rapporte et ce qu’il vous apporte. Vous avez saisi la différence? Je suis sûre que oui. 

Alors j’ai arrêté de culpabiliser de travailler chez moi. Mais j’ai aussi arrêté de culpabiliser de ne pas être comme tout le monde, de ne pas être une employée modèle, une mère modèle…

Depuis que je m’autorise à ne pas être au top, je comprends mieux ce fameux pouvoir de la pensée positive. Il est beaucoup plus facile d’aller de l’avant quand on ne s’en veut pas de ne pas avancer vite, quand on ne culpabilise pas de mettre plus de temps que prévu. Plus facile de réussir quand on se donne le droit d’échouer. Les choses sont plus simples quand on décide de les vivre et d’arrêter de les subir.

La vie est difficile pour tout le monde. Si en plus, on se la complique en se reprochant nous-même nos propres actions… Merci bien !

C’est donc avec grand plaisir que, la culpabilité et moi-même, vous annonçons notre rupture définitive.  Et vous savez quoi ?!?

Je ne me sens plus coupable !

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