Les mots d’une maman à son fils.

Il a déjà 11 ans. Que le temps passe vite. J’avais envie de lui rendre un petit hommage. Les mots d’une maman à son fils.

Mes projets de vie.

Mes projets de vie étaient vraiment loin, très loin de tout ce que je vis aujourd’hui. Quand j’avais 15 ans, je ne m’imaginais pas du tout là où je suis. Et encore moins comme je suis devenue. Et pour cause, je voulais faire de grandes études, partir à Paris pour le travail, sans enfant avec un mec cool… Oui l’inverse absolu de ce que je suis.

Comme quoi un événement peut tout changer.

Et pour moi, cet événement est la naissance de mon fils. Je ne vais pas vous expliquer comment et pourquoi j’ai eu un enfant si jeune. Le fait est, qu’il est arrivé à un moment compliqué de ma vie et que je ne pouvais et ne voulais pas arrêter cette grossesse qui me sauvait la vie. Oui mon fils m’a réellement sauvé la vie. J’étais au fond du fond et ce petit bonhomme est arrivé.
J’avais à peine 19 ans et ma vie allait prendre une tournure absolument inattendue.

Être maman à 19 ans.

Je sortais à peine de l’adolescence. J’étais loin (très loin encore une fois) d’être une adulte responsable. Ma vie n’était que sorties, fêtes, copains, alcool et insouciance.
Il a fallu apprendre. Apprendre à être une maman. Apprendre à être une adulte. Et ce, en quelques mois. Pas le choix.
Et pour tout vous dire, Loulou a 11 ans et j’apprends encore en fait !
Être mère quand aucun modèle ne nous convient, c’est inventer un rôle. Je ne me sentais absolument pas capable de surmonter tout ça. Et pourtant à l’instant où j’ai tenu ce petit être… magnifique, tellement petit, tellement fragile mais tellement fort (il venait de me sauver la vie quand même !), ce rôle que je pensais inaccessible s’est imposé à moi comme une évidence.
Ai-je déjà été autre chose qu’une mère ?
Il paraît que oui.
Les débuts avec ce petit bout de moi ont été idylliques.

5 mois, le début du reste de ma vie.

Loulou a eu quelques soucis de santé dès sa naissance mais clairement quand une maman de 19 ans s’inquiète pour la santé de son bébé, on lui répond qu’elle s’inquiète pour rien. Mais finalement, au bout de 5 mois, les médecins ont réalisé que ce n’était pas rien… Le chirurgien qui a soigné mon bébé souriant ne me l’a pas rendu dans le même état. Loin de là. J’ai récupéré un bébé choqué à vie par cette expérience d’une grande violence pour un petit bout de 5 mois. Et pour sa jeune maman de 19 ans aussi au passage. Je m’en voudrais toute ma vie de lui avoir fait subir ça…
Mais tout ça nous a encore plus soudé. J’ai juré devant Dieu (moi qui n’y crois pas du tout) que je ne laisserai plus jamais personne faire de mal à mon fils. Je l’ai surprotégé. Jamais de nounou, encore moins de baby-sitter. Rien que la famille. Et encore pas tout le monde ! Faut pas déconner ! 😁
Je ne le laissais pas faire les choses pour ne pas qu’il se blesse. Mais en même temps, s’essuyer les fesses après le caca, ça n’a jamais blessé personne si ?!? 😆
Oui j’ai été vraiment trop loin. Mais c’était mon bébé. Et à 11 ans, il reste malgré tout mon bébé ! C’est ridicule je sais. Si seulement je savais faire autrement !

Des étincelles

Avec le temps, j’aimerai qu’on soit moins proche. En fait ce n’est plus proche mais carrément fusionnel.
Il entre dans la pré-adolescence et ça fait des étincelles.
Je veux faire ma vie de Femme, il veut avoir un droit de regard. Je veux qu’il grandisse normalement. Sans être constamment sous mon emprise. (Oui à ce niveau on appelle ça de l’emprise. Même si ce n’est as volontaire !) Il ne sait pas vivre sans cette emprise et finalement ne veut pas s’en passer. Alors parfois c’est carrément électrique à la maison des fois.

Mais je ne troquerai cette vie pour aucune autre

Et malgré tout, jamais, au grand jamais, je ne troquerai ma place pour être ailleurs. La vie que je m’étais imaginée il y a 15 ans, je n’en voudrais pas. J’aime mon fils plus que tout au monde. Je donnerai ma vie pour lui et bien plus encore…

 

 

maman

 

 

Vous en voulez encore ?!? Ça tombe bien, j’ai encore plein de choses à vous dire !

On m’a encore piqué mon travail !

Bonheur, où es tu ?

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